La démocratie est un mode de gouvernance qui induit une culture de participation à la décision.  Depuis toujours l’humanité s’est posée la question de la gestion de la sphère politique. Cette sphère étant l’espace où se prennent les décisions qui engagent la société dans des choix et des orientations importants. Plusieurs modes d’application ont vu le jour depuis la nuit des temps. Notre époque est riche d’expérience intéressante en matière d’exercice de la démocratie où l’invention majeure reste la démocratie représentative. Il revient aux élus du peuple de définir le projet de société pendant un mandat électoral. Les élus se trouvent ainsi fondé d’un pouvoir de représentation. Ils produisent les lois et fixent les règles de jeux. La seule sanction possible est celle des prochaines élections.   Rapidement la démocratie représentative a montré ses limites. Les décisions marquent toujours une différence dans l’espace et le temps par rapport à l’aspiration du peuple.  Il est admis que les préférences de la base ne sont pas figées. Elles évoluent en fonction du contexte socioéconomique et les débats politiques qui l’accompagnent. Le risque ici est de voir le déphasage entre les élus et le peuple s’installer dans la durée offrant parfois des situations caricaturales. Un autre décalage est aussi possible, celui d’une déconnexion totale entre l’élu et le contexte local. La gouvernance n’est pas toujours macro politique, elle est aussi locale, dans la mesure où il faudrait prendre en compte les difficultés rencontrées à l’échelle d’une petite commune ou même d’un quartier. Les choix publics en terme d’aménagement et d’urbanisme montrent bien la nécessité d’un autre exercice de la démocratie. Un exercice où l’individu doit être au centre de la décision. On passe donc de la représentation à la participation: c’est le principe de la démocratie représentative. Ce principe a connu une entrée sur la scène politique internationale en 1998 avec la signature par plusieurs pays dont la France de la convention dite Aarhus 

La question qui se pose est comment co-habiliter ces deux modes d’exercice de la démocratie? On peut se trouver dans une situation où la décision de l’élu prime faisant fi du débat en cours ou de la co-construction de la décision. Comment trouver doc un équilibre où les deux exercices deviennent compatibles?   Voilà l’enjeu démocratique du XXI ème siècle!