novembre 2008

Archive mensuelle

La réalité du déclin économique de la France

Créé par le 30 nov 2008

En 40 ans, la croissance annuelle de l’économie française est passée de 5 % à 1,7 % l’an pendant que la croissance mondiale suivait le chemin inverse. Alors qu’elle était encore en 1980 la quatrième puissance mondiale en PIB et la huitième en PIB par habitant, la France n’est plus aujourd’hui que la sixième en PIB et la dix-neuvième en PIB par habitant.

Le déclin relatif peut entraîner un déclin absolu : la prospérité de la France  n’est pas un acquis définitif.

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Depuis l’an 2000,  la France a une croissance moyenne de 1,7 % par an.  Les dépenses publiques françaises sont les plus élevées de tous les pays de l’OCDE et augmentent encore plus vite que la production. Bien que les impôts soient les plus forts d’Europe, le déficit budgétaire se maintient depuis plus de quinze ans au-dessus de 3 % du PIB, et les intérêts de la dette absorbent à eux seuls les deux tiers de l’impôt sur le revenu.

Si rien n’est fait, la dette publique représentera 80 % du PIB en 2012 et 130 % en 2020. Et même s’il faut, pour la juger valablement, la comparer à la valeur des actifs, la charge du remboursement qui pèsera sur les contribuables de demain sera le triple de celle qu’ils assument aujourd’hui. De plus, compte tenu des évolutions démographiques, le maintien des taux actuels de remplacement des retraites est compromis : la part des dépenses de retraites dans le PIB devrait passer de 12,8 % aujourd’hui à 16 % en 2050.

Il n’en demeure pas moins, la France dispose d’atouts importants pour attirer les bénéfices de la dynamique mondiale et retrouver une croissance forte : la natalité la plus élevée d’Europe, un système d’éducation et de santé de haut niveau, des infrastructures modernes, des entreprises créatives, une vie intellectuelle et associative intense.

La France  est la première destination touristique de la planète, le deuxième exportateur au monde de  produits agricoles et agroalimentaires, le quatrième fournisseur de services. Ses équipements routiers, aéroportuaires, hospitaliers et de télécommunications comptent parmi les plus performants du monde. Certaines entreprises françaises sont parmi les premières mondiales et plusieurs marques ont un rayonnement planétaire dans des secteurs clés pour l’avenir : aéronautique, nucléaire, pétrole, gaz, pharmacie, travaux  publics, construction, banque, assurances, traitement de l’eau, téléphonie, services informatiques, agroalimentaire, esthétique, luxe, tourisme.

Le déclin de l’économie française est au fond une question de mauvaise gouvernance. Les politiques publiques suivies depuis plus de trente ont entraîné le pays dans la voie du déclin. N’ayant pas abandonné un modèle hérité de l’après-guerre, alors efficace mais devenu inadapté, la France reste très largement une société de connivence et de privilèges.

L’État réglemente toujours dans les moindres détails l’ensemble des domaines de la société civile, vidant ainsi le dialogue social de son sens, biaisant la concurrence, favorisant le corporatisme et la défiance. Alors que notre époque requiert du travail en réseau, de l’initiative et de la confiance, tout se décide encore d’en haut, tout est administré.

Quelle régulation économique?

Créé par le 24 nov 2008

Dans la plupart des pays développés le potentiel de croissance économique réside dans la capacité d’innovation et l’intégration d’un progrès technique favorable à la création de l’emploi. Les économies développées ont un stock de capital matériel relativement vétuste (infrastructures, usines, équipements,…). L’amortissement de ce capital constitue un prélèvement sur la formation nette de capital (c’est-à-dire l’investissement).

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Il se trouve que l’essentiel de ce capital à amortir correspond à des investissements publics. Le financement de ces investissement pose de nos jours un problème sérieux. Les États ne disposent plus des mêmes moyens financiers des années 1960 et 1970. Dans ce contexte se pose une question fondamentale: faut-il reproduire le modèle keynésien de régulation économique ou laisser les forces du marché réguler librement? Un modèle de mix-économie est-il généralisable?

La réssite des économies occidentale pendant les trente glorieuses sont dues en partie aux politiques de régulation par le demande préconisées par l’économiste anglais J-M Keynes. Il s’agisait d’une politique interventioniste qui renforce le rôle de l’Etat et laisse peu de place au secteur privé. Progressivement ce système a montré ses limites, engendrant une crise de stagnation économique. Le retour brutal à l’économie de marché a provoqué, dans plusieurs régions à travers le monde, de graves crises sociales.

A la fin du XXème siècle les économistes et quelques hommes politiques ont tiré la leçon. Le « tout- État » comme le « tout-Marché » sont deux modèles « extrêmes » incapables de répondre aux exigences du monde moderne. Le « moins-État » ou le « juste-État » deviennent les maîtres mots des discours économique et politique. Toutefois, cette affirmation ne peut guère répondre à la question de la régulation économique.

Nous l’avons compris, il faut un certain degré d’interventionisme de l’Etat. Cette intervention a été rendue nécessaire dans les secteurs stratégiques (énergie, infrastructures, sécurité) et ceux de l’investissement de long terme (capital humain, environnement, recherche et développement,…). L’investissement publique ne peut être la seule variable d’ajustement dans une économie de marché. Les leviers des dépenses publiques et de la fiscalité doivent jouer un rôle de premier plan.

Deux options s’affrontent dans le débat public en France et ailleurs. D’une part la relance par l’offre, d’autre part la relance par la demande. La première option consiste à libérer toutes les forces vives de l’économie afin de booster la production. Le choix consiste à ôter tous les obstacles à l’investissement privé et la libre initiative. Les formalités administratives comme les conditions d’accès au marché financier doivent être simplifier pour permettre aux plus grands nombres d’investisseurs  (preneurs de risque) d’oser faire le premier pas. Des avantages fiscaux peuvent être donnés aux secteurs les plus exposés. La tendance est donc à la baisse de l’impôt et donc à la réduction de l’intervention de l’Etat. Cette politique de relance par l’offre rencontre souvent des obstacles de taille. Les gouvernements qui se sont engagées dans cette orientation ont connu une situation d’insolvabilité.

Les États ne peuvent pas supporter brutalement une dégénérescence de leur recette.

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