février 2009

Archive mensuelle

Une sixième photo pour lever le mystère

Créé par le 21 fév 2009

Je viens d’être tagué par une bloggueuse de talent. Je ne connais pas bien cette pratique de la blogsphère, mais j’accepte de jouer le jeux.

Voci la sixième photo de mon dernier dossier.

img5347.jpg

Curieusement la photo est  aussi mystérieuse. Je l’ai pris dans un musé au nord de l’angleterre…elle raconte la tragédie d’une famille (les Howard) d’un mineur mort suite à l’effondrement de la mine de Woodhorm dans le village d’Ashington…La photo exprime une histoire et ne laisse pas indifférent.

Je ne me rappelle pas pour quelle raison j’ai pris cette photo…En tout cas elle est la sixième dans mon dernier dossier.

La liberté est la plus solide de ces chaînes

Créé par le 14 fév 2009

DE LA LIBERTÉ 

Vous serez vraiment libres non pas lorsque vos jours seront sans soucis et vos nuits sans désir ni peine, 

Mais plutôt lorsque votre vie sera enrobée de toutes ces choses 

et que vous vous élèverez au-dessus d’elles, nus et sans entraves. 

Et comment vous élèverez-vous au-dessus de vos jours et de vos nuits sinon en brisant les chaînes qu’à l’aube de votre intelligence vous avez nouées autour de votre heure de midi ? 

En vérité, ce que vous appelez liberté est la plus solide de ces chaînes, même si ses maillons brillent au soleil et vous aveuglent.

copiedegal2615.jpg

Et qu’est-ce sinon des fragments de votre propre moi que vous voudriez écarter pour devenir libres ?

Si c’est une loi injuste que vous voulez abolir, cette loi a été écrite de votre propre main sur votre propre front. 

Vous ne pourrez pas l’effacer en brûlant vos livres de lois ni en lavant les fronts de vos juges, quand bien même vous y déverseriez la mer. 

Et si c’est un despote que vous voulez détrôner, veillez d’abord à ce que son trône érigé en vous soit détruit.

Car comment le tyran pourrait-il dominer l’homme libre et fier si dans sa liberté ne se trouvait une tyrannie et dans sa fierté, un déshonneur ? 

Et si c’est une inquiétude dont vous voulez vous délivrer, cette inquiétude a été choisie par vous plutôt qu’imposée à vous. 

Et si c’est une crainte que vous voulez dissiper, le siège de cette crainte est dans votre coeur, et non pas dans la main que vous craignez. 

En vérité, toutes ces choses se meuvent en votre être dans une perpétuelle et demi-étreinte, ce que vous craignez et ce que vous désirez, ce qui vous répugne et ce que vous aimez, ce que vous recherchez et ce que vous voudriez fuir.

Ces choses se meuvent en vous comme des lumières et des ombres attachées deux à deux.

Et quand une ombre faiblit et disparaît, la lumière qui subsiste devient l’ombre d’une autre lumière. 

Ainsi en est-il de votre liberté qui, quand elle perd ses chaînes, devient elle-même les chaînes d’une liberté plus grande encore.  

Khalil GIBRAN

——————————————————————————————–

image004.jpg

Massoud l’indigène

Créé par le 05 fév 2009

Cliquez ici pour lire le premier épisode de MASSOUD 

Après une ardente bagarre avec sa femme, Massoud a quitté le foyer conjugal. Il a emprunté le premier bus en direction de la capitale. A Tunis, il a retrouvé sans difficulté une ancienne connaissance, un compagnon de guerre. Lamine alias « sergent », un vieillard de soixante-dix ans habitant la Casba dans une maisonnette blanche aux ouvertures bleues. Ces couleurs emblématiques de la vieille ville, marquent les visiteurs et stimulent la créativité des peintres.

aptirailleur14182p.jpg

Massoud a demeuré une longue période chez Lamine. L’hospitalité de ce dernier intrigue le voisinage. En les voyant partir ensemble le matin, muets, têtes baissées, les gens s’interrogent sur la nature de leur relation. Lamine est connu par son avarice. Comment peut-il tolérer la compagnie de ce pauvre vieillard? Où vont-ils chaque matin? De quoi vivent-ils?

L’histoire de ces deux hommes a commencé un jour de janvier 1945 sur le front,  dans le village de Oberschaeffolsheim sur les faubourg de Stasbourg. Lamine a appartenu au quatrième régiment de tirailleurs tunisiens qui s’est distingué par son courage tout le long de la guerre. Le parcours de Massoud a été compliqué. Après avoir appartenu à différents régiments africains, il a fini  4eRTT et a participé à la bataille du « Sidi Brahim des neiges« . 

La « Sidi Brahim des neiges » est le titre donné à l’époque par des journaux pour évoquer les combats de décembre 1944 dont l’enjeu était le sommet du col vosgien du Hohneck où la première compagnie du capitaine Lartigau s’est battue jusqu’à l’épuisement de ses forces devant un ennemi plus nombreux et fortement armé.

tirailleurs.jpg

A la fin de la guerre, les tirailleurs tunisiens, Lamine, Massoud et bien d’autres sont rentrés chez eux. Commence alors une nouvelle période de leur vie. Celle de la revendication de leur dignité, de leur avenir et l’indépendance de leur pays. Leur courte présence en France, les a marqué à jamais…Chacun d’eux a suivi un parcours différents. Fatigués par des années de guerre, nombreux ceux qui ont abondé progressivement la vie.

Encore jeunes, Massoud et Lamine ont continué la guerre. Leur guerre! Ils ont pris les armes et ont rejoint les Felleguas. Reclus dans les montagnes de Mellague, vivant des aides apportées par la population, ils attaquent de temps en temps les soldats français.  Ils attaquent sans remord. Au fond de chacun un sentiment étrange : comment combattre des compagnons d’armes ? Certes ils ont fait la guerre avec l’armée français. Mais cette armée ne les a jamais considéré comme les tiens. On leur a collé l’éternel label d’indigène.

A suivre…

romaindesforges |
LGP 2008 |
Municipales Trévoux 2008 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | la marianeland
| Rognacpourtous
| Mouvement Républicain Français