Quelle régulation économique?

Créé par le 24 nov 2008

Dans la plupart des pays développés le potentiel de croissance économique réside dans la capacité d’innovation et l’intégration d’un progrès technique favorable à la création de l’emploi. Les économies développées ont un stock de capital matériel relativement vétuste (infrastructures, usines, équipements,…). L’amortissement de ce capital constitue un prélèvement sur la formation nette de capital (c’est-à-dire l’investissement).

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Il se trouve que l’essentiel de ce capital à amortir correspond à des investissements publics. Le financement de ces investissement pose de nos jours un problème sérieux. Les États ne disposent plus des mêmes moyens financiers des années 1960 et 1970. Dans ce contexte se pose une question fondamentale: faut-il reproduire le modèle keynésien de régulation économique ou laisser les forces du marché réguler librement? Un modèle de mix-économie est-il généralisable?

La réssite des économies occidentale pendant les trente glorieuses sont dues en partie aux politiques de régulation par le demande préconisées par l’économiste anglais J-M Keynes. Il s’agisait d’une politique interventioniste qui renforce le rôle de l’Etat et laisse peu de place au secteur privé. Progressivement ce système a montré ses limites, engendrant une crise de stagnation économique. Le retour brutal à l’économie de marché a provoqué, dans plusieurs régions à travers le monde, de graves crises sociales.

A la fin du XXème siècle les économistes et quelques hommes politiques ont tiré la leçon. Le « tout- État » comme le « tout-Marché » sont deux modèles « extrêmes » incapables de répondre aux exigences du monde moderne. Le « moins-État » ou le « juste-État » deviennent les maîtres mots des discours économique et politique. Toutefois, cette affirmation ne peut guère répondre à la question de la régulation économique.

Nous l’avons compris, il faut un certain degré d’interventionisme de l’Etat. Cette intervention a été rendue nécessaire dans les secteurs stratégiques (énergie, infrastructures, sécurité) et ceux de l’investissement de long terme (capital humain, environnement, recherche et développement,…). L’investissement publique ne peut être la seule variable d’ajustement dans une économie de marché. Les leviers des dépenses publiques et de la fiscalité doivent jouer un rôle de premier plan.

Deux options s’affrontent dans le débat public en France et ailleurs. D’une part la relance par l’offre, d’autre part la relance par la demande. La première option consiste à libérer toutes les forces vives de l’économie afin de booster la production. Le choix consiste à ôter tous les obstacles à l’investissement privé et la libre initiative. Les formalités administratives comme les conditions d’accès au marché financier doivent être simplifier pour permettre aux plus grands nombres d’investisseurs  (preneurs de risque) d’oser faire le premier pas. Des avantages fiscaux peuvent être donnés aux secteurs les plus exposés. La tendance est donc à la baisse de l’impôt et donc à la réduction de l’intervention de l’Etat. Cette politique de relance par l’offre rencontre souvent des obstacles de taille. Les gouvernements qui se sont engagées dans cette orientation ont connu une situation d’insolvabilité.

Les États ne peuvent pas supporter brutalement une dégénérescence de leur recette.

Chronique d’un krach financier

Créé par le 30 sept 2008

L’actuelle crise financière marque la faillite d’une idéologie selon laquelle le système financier peut s’autoréguler. L’intervention de l’Etat dans le système financier clôt trois décennies, celles de tous les excès, du crédit mais aussi de l’élargissement inadmissible des inégalités dû à l’emballement sans contrôle de la finance de marché. L’énormité du déficit public américain à venir et le retour des réglementation indispensables dans les banques et les marchés de capitaux vont durablement accroître les coûts de crédits et limiter les leviers de l’endettement.

Le mécanisme du surendettement s’est mis en place aux États-Unis. Il trouve son origine dans la débauche des crédits hypothécaires dans l’immobilier. Le processus est le suivant: un ménage emprunte de l’argent pour acheter une maison. La maison est la garantie de l’emprunt. Si la valeur de la maison augmente, le ménage emprunte davantage pour des besoins de consommation. Une maison peut ainsi garantir plusieurs prêts. Or la baisse du marché de l’immobilier a provoqué une baisse des valeurs hypothécaires et réduit la capacité d’endettement.

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Il se trouve que plusieurs crédits ont été distribués sans aucun plancher de ressources. En clair, sans vérifier qu’ils n’étaient pas trop élevés pour leurs revenus. Il s’agit des crédit dit « subprimes » à taux variables (négociables chaque trois ans). Ainsi la charge de paiement mensuels sur les ménages a-t-elle pu s’accroître brusquement de 25% à 40% au dessus du niveau initial. Il faut savoir que les crédits aux États-Unis peuvent être accordés librement par des courtiers. Ceux-ci les transférent à des banques d’affaires qui les regroupent pour les vendre à des investisseurs sous forme de titres financiers.

La titrisation est une technique qui consiste à loger dans une société des crédits consentis à des ménages par exemple, puis vendre les titres à des investisseurs. Ainsi les créances des banques se trouvent sur des marchés financiers (Wall Street, Tokyo, Londres, Paris,…). La chutte du marché de l’immobilier a ébranlé tout le système financier. Pas seulement au Etats-Unis mais par tout dans le monde.

Quelles sont les conséquences sur les économies européennes?

A suivre

Chronique d’un tremblement de terre financier

Créé par le 28 sept 2008

La crise est une phase d’un cycle. Les cycles économiques sont de trois natures: long, moyen et court.

La crise du cycle long est la plus grave car elle implique un changement de fond de l’économie.

Sommes-nous entrain de vivre la crise du cycle long? Plusieurs signes corrobore cette hypothèse. Le jours à venir nous apporterons la réponse mais pas la solution.

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Quelque soit le degré de notre connaissance de l’économie, il faut faire preuve d’humilité devant les phénomènes monétaires. Les économistes ont tenté de comprendre les mécanismes monétaires et leurs liens avec la sphère réelle (celle des échanges marchands) mais en vain. Plusieurs théories se sont succédés pour arrimer un systéme de pensée monétaire. J-M Keynes est l’un des pionniers dans ce domaine.

La légéreté avec laquelle certains hommes politiques traitent la question économique me révolte. Récemment, un président d’une grande puissance s’est aventuré pour commenter la crise financière et  donner des recommandations.  Entre simplisme et désinvolture, le discours a ressemblé à une caricature de mauvais goût. Comme quoi « Il arrive qu’un président soit victime de son négre« 

La chronique ne fait que commencer…

 

 

L’école de l’amour

Créé par le 21 sept 2008

Votre amour, madame, m’a fait entrer dans les cités de la tristesse
Et moi avant votre amour je ne savais ce qu’est les cites la tristesse
Je n’ai jamais su que les larmes sont de l’humain
Que l’humain sans tristesse n’était que l’ombre [souvenir] d’un humain

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Votre amour m’a appris a être triste
Et depuis des siècles j’avais besoin d’une femme qui me rendrai triste
D’une femme ,dans ses bras que je pleurerai comme un oiseau
D’une femme , qui rassemblerai mes morceaux tel les pieces d’un vase [bocal] cassé
Votre amour madame, m’a enseigné les pires manières
Il m’a appris a regarder dans ma tasse plusieurs fois durant la nuit
A essayer les remèdes des guérisseurs et à frapper les portes des voyantes
Il m’a appris à sortir de chez moi pour errer dans les rues
Et à rechercher votre visage sous la pluie et dans la lumière des feux
A rassembler a partir de vos yeux des millions d’étoiles
O femme qui a pertubé le monde , O ma douleur, O douleur des Nays

Votre amour, madame, m’a fait entrer dans les cités de la tristesse
Et moi avant votre amour je ne savais ce qu’est les cités de la tristesse
Je n’ai jamais su que les larmes sont de l’humain
que l’ humain sans tristesse n’était que l’ombre [souvenir] d’un humain
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L’écume des jours

Créé par le 07 sept 2008

La rentrée réserve toujours des surprises, des changements et de nouvelles donnes. Il appartient à chacun d’entre nous de mettre l’ordre dans ses idées et actualiser ses informations. Chaque jour nous sommes amenés à prendre des décisions plus ou moins décisives. Le cumul de nos décisions détermine nos orientations futures et notre positionnement. Celles et ceux qui hésitent et tremblent chaque fois où ils se trouvent à la croisée des chemins ne font pas leur histoire encore moins l’Histoire des hommes et femmes.

Le quotidien nous empêche souvent de voir nette. L’emploi temps rythmé par les rendez-vous de la vie, privée comme professionnelle, ne laisse guère le temps à un retour vers soi. Les grandes décisions nécessitent du temps. Un temps de concertation mais aussi un temps pour soi. L’écume des jours est bien le reflet de cette absence de temps pour soi.

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The value of the sunset

Créé par le 14 juil 2008

Economists are generally expected to leave natural beauty alone. In a commercialised world, it is argued, some things should be sacred. « How », asked the standard rhetorical question, « can you put a value on a sunset, the song of skylark, or the sight of magnificient mountains? »

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The viewpoint that no common ground exists between aesthetics and economics is urged in several ways. The most defensible claim is that landscape is not marketable.

Economics is actually concerned with the allocation of scarce resources among needs which compete for them. Landscape of merit becomes an increasingly scarce resource as development takes place, and as such it is of interest to the economist.

Morever, since in special circumstances some pieces of landscape, for exemple, waterfalls, do bear an admission charge, an objection in principle to economics evaluation cannot be sustained on grounds of unmarketability.

For these reasons and contrary to the economic purism, I think that landscape economics must be developed. See www.ceep-europe.org

Newcastle upon Tyne

Créé par le 11 juil 2008

Enfin je suis arrivé à cette ville du nord de l’Angleterre. Les quelques accalmies de la pluie ne m’ont pas laissé le temps d’apprécier l’architecture et le paysage. Après un périple digne d’une parabole anglaise, j’ai trouvé un logement convenable en plein centre ville. Mon contact avec l’université fut agréable et mon premier séminaire a montré rapidement les limites de mon accent plutôt risible.

Le contact avec les anglais est a priori facile. Ils s’accomandent avec l’accent et les fautes des étrangers. Je n’ai jamais vu un anglais reprendre ma phrase pour montrer les erreurs grammaticales, de conjugaisons ou de sens. Ils (les anglais) s’arrangent pour comprendre le sens de la conversation et répondent avec allégresse.

Mes conférences programmées s’avèrent moins pénibles que ce que je croyais.

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Enfin, il semble qu’il annonce demain un temps clément, je vais pouvoir faire le touriste.

Je vous tiendrai au courant!

 

Evert Taube

Créé par le 30 juin 2008

L’histoire d’Evert Taube est étonnante. Figure emblématique de la littérature et la musique suédoise, Evert est le fils d’un gardien de phare, et avait douze frères et sœurs. Il a beaucoup voyagé, passant cinq années en Amérique de sud, avant de rentrer en Suède en 1915. Il y devient écrivain, mais ne connaît pas un grand succès. Il rencontre en 1920 l’artiste Astri Linnéa Mathilda Bergman, qu’il épouse en 1925. C’est dans les années vingt qu’il commence à se faire connaître pour ses chansons et à se produire en public. Ses chansons parlent d’amour, de la mer et de toutes ses expériences.

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Dans une place publique de la capitale Stockholm comme dans le port de Göteborg, la statue d’Evert est bien présente. Il interpelle les passants (notamment les visiteurs) par son regard intelligent. Il nous invite à découvrir ses oeuvres littérarires et musicales.

Dans ses oeuvres, Evert décrit d’une manière élégante et profonde l’essence des hommes et des femmes qu’il a pu rencontrer dans ses voyages. Il a donné à la Suède une touche d’humanisme.

Voici un petit morceau de la musique d’Evert. Qu’en pensez vous?

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Faut-il faire comme les suédois?

Créé par le 27 juin 2008

Je me trouve actuellement quelque part en Suède. Un pays super par ses paysages et la sympathie de ses habitants. Le plus frappantdans les quelques villes que j’ai pu visiter est le respect instinctif des règles de circulation et l’équilibre entre les trois grands utilisateurs de la voie publique: voiture, piétons et vélos.

Le code de la route ici a évolué depuis quelques années pour s’adapter aux nouvelles formes de circulations des individus. J’ai eu le sentiment que les prémices de l’époque « tout voiture » est révolu. Les vélos envahissent l’espace public et prennent part à l’organisation sociale de la mobilité.

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Plus spectaculaire, le dynamisme de l’économie Suédoise. Une économie industrielle qui a su garder une place de choix à l’agriculture dans l’aménagement du territoire et n’a pasmisé exclusivement sur le tertiaire. Avec un taux de prélèvement fiscal parmi les plus élevé en Europe, la Suède a introduit une dose non négligeable de flexibilité sur son marché du travail et a pu cantonner le taux de chomage entre 4 et 5 %. Le dynamismede l’économie suédoise se mesure aussi par sa capacité à maîtriser ses diverses formes de pollution. A Stockholm, les niveaux de pollution ont été réduit d’une manière significative. Les voitures qui s’aventure au centre ville sont sévèrement taxées. Le transport en commun est très fréquent.

Nous avons beaucoup à apprendre de ce pays!

Seul inconvénient le soleil de minuit Sourire

Le secret de Massoud

Créé par le 17 juin 2008

Je l’ai rencontré au fin  fond du nord tunisien, dans un village accroché sur la falaise d’une montagne noire. Un village ravagé par un urbanisme  envahissant. Un village qui souffre en fierté.

Dans une ruelle bondée de badauds, Massoud prend un emplacement stratégique interpellant les passants par des appels répétitifs et rythmés: « Que dieu soit avec vous,  aidez moi dieu vous aide ».

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Massoud est un mendiant emblématique du village. Il est aveugle et manifestement sourd;

Il commence sa journée dès l’ouverture des premiers commerces. Tout le monde le connaît et le reconnaît. Il fait parti du décor. Au couché du soleil, Massoud disparaît. Personne ne lui connaît de domicile. Sa disparition alimente toutes les rumeurs. Certains avancent même l’idée, que Massoud dispose d’une antre au cimetière du village. D’autres pensent qu’il s’agit d’un agent secret de la police…Tout le monde entretien les rumeurs sans que personne n’accorde la moindre importance à la vérité de cet homme.

Les vieux du village le connaissent bien, mais refusent de décliner son identité. Son histoire est bouleversante me dit-on. Dans l’hasard d’une rencontre, une personne m’a dit que son père connaît bien ce quidam.

Combattant pour l’indépendance de son pays, il a perdu la vue dans une embuscade militaire. Quelques années plus-tard sa femme l’a quitté parce qu’il a refusé de recevoir la pension accordée aux anciens combattants par l’État. Elle a vécu longtemps dans le même village avec un autre homme. Massoud est le père de ses deux enfants. 

Après une dispute avec sa femme, Massoud a quité le village sans jamais donner de ses nouvelles. Il est revenu,  vingt ans après, amaigri, sequelettique et dans un piètre état. Il n’a jamais dévoilé le secret de sa disparition. Il n’a jamais cherché à retrouver ses enfants. Il a toujours refusé la reconnaissance de son pays.

Massoud est mort avec son secret.

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