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Le migrant et l’identité

Créé par le 23 avr 2008

Une soirée comme les autres, notre migrant regarde inconsidérément une émission à la télé…un invité singulier attire son attention. Il s’agissait d’un haut responsable de l’immigration et de l’identité nationale.

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L’homme paraissait hardi mais certains gestes trahissaient son énervement faces à ses contradicteurs. Il justifiait avec énergie l’association entre la politique de l’émigration et celle de l’identité nationale: « la maîtrise de l’immigration est indispensable à l’intégration ». Dans son rôle de responsable politique, l’homme manie superbement la langue de bois et multiplie les raccourcis. Le discours est haineux, méprisant, manquant de profondeur.

Notre migrant se sentait mal…très mal. Il a toujours conçu sa présence en France comme une richesse aussi bien pour lui que pour les autres. Il a trouvé dans ce pays un mélange de personnes venant de tous les horizons. Chacun sa culture, son expérience, ses croyances…, mais tout le monde se respecte et s’incline devant une loi approuvée collectivement. Celle de la République. Sa devise impose l’églité de tous devant la loi.

La République est bien l’art de vivre ensemble sans se nier, sans se dénigrer, ou se mépriser,…, Les différences sont ainsi synonymes de richesse. La société valorise les hommes et les femmes en fonction de leurs talents et non pas de leurs origines. Les citoyens de souche n’ont pas plus de mérite que ceux de couche. Aussi bien la souche que la couche sont indispensables.

Dans cette République, la question de l’identité devient chimérique voire frivole. Chaque français a en lui plusieurs identités qui s’imbriquent. Celle de sa famille et de son histoire. Celle de sa région native et ses premiers voisins. Celle de sa communauté de pensée. Celle de son milieu de travail…enfin celle de son destin. Lorsque l’une des identités l’emporte sur les autres, c’est le début d’une triste aventure. 

C’est peut être cette diversité des identités qui fait l’essence même de l’identité républicaine. Pourquoi cherche-t-on à tout relier à la question des flux migratoires? La France n’est-elle pas une terre d’accueil? Depuis la nuit des temps, cette terre a accueilli des vagues succesives de migrants.

Notre migrant à nous, il fait partie des dernières vagues. Celles d’un monde différent. L’universalisation des comportements à travers le monde et l’émergence de l’homme universel donne à l’immigration un sens nouveau. Nous migrons du sud vers le nord ou du nord vers le sud pour des raisons économiques (parfois politiques). Nous faisons, en quelque sorte, comme les marchandises, les capitaux et les touristes. Dans un monde accessible en temps réels, l’immigration est une réalité incontournable.

Dans un monde où le fossé entre les pauvres et les riches ne cesse de s’accroître l’immigration n’est qu’une replique à la misère. Dans un monde où les plus fortunés massacrent l’environnement et menacent gravement les équilibres fondamentaux de la biosphère, l’immigration est une subterfuge face aux méfaits du changement climatique…

Notre migrant s’est dit comment peut-on remédier aux maux de la terre, si chacun érige une citadelle et se renferme sur son identité. Une identité montée en toutes pièces, par coup de lois et de procédures. Ce n’est le monde où il souhaite vivre (s’il est viable).

Il éteint la télé pour aller se coucher en espérant que ce rouquin ne transforme ses réves en cauchemars.

L’homme universel, mythe ou réalité ?

Créé par le 05 avr 2008

La planète est désormais accessible en temps réel. Les images, les discours, les idées, les passions et bien d’autres choses circulent quasi librement d’une région à l’autre à travers le Monde. Cuba a probablement été la dernière citadelle de résistance à l’ère de l’Internet et du téléphone mobile. Bien que le fossé numérique reste une triste réalité dans les pays en développement, la marche vers la société numérique universelle est une évidence indubitable.

Le raccourcissement des distances entre les hommes a-t-il favorisé l’émergence de l’homme nouveau ?

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L’universalisme véhiculé par les technologies de communication participe à définir cette nouvelle identité. Partout la norme technique uniformise les réflexes et standardise les comportements. Le consumérisme n’est plus l’apanage des sociétés fortunées. Il s’installe anarchiquement dans les milieux miséreux. Il devient un mode de vie et rythme le quotidien des gens. Dans les quatre coins du monde, le consumérisme est érigé comme mode de vie, comme religion.

Le périmètre des identités culturelles se trouve ainsi défier par la perspicacité des échanges commerciaux. Lorsqu’elle n’est pas marchandise, la culture est portée par celle-ci. L’hiérarchie des valeurs culturelles favorise leur sélection et réduit l’identité à ses derniers retranchements : la langue. Celle-ci est aussi menacée par la course effrénée aux raccourcis. L’uniformisation du verbe est une réalité dans un tas de domaines, du scientifique au commercial en passant par le politique. Cette véhémence instruit l’homme tout en brisant ce qu’il est. Elle réduit son identité originelle pour la remplacer par une part inconsidérée d’universalisme.

En s’universalisant, l’homme moderne perd son essence tout en gagnant en liberté. Sa pensée est libérée des frontières qu’impose son identité originelle. Son horizon est désormais vaste. Son voyage peut ainsi commencer pour durer longtemps. Il transgressera les normes, les dogmes et les tabous. Il s’adaptera à la technologie et s’inscrira pleinement dans la fondation de la société universelle.

Toutefois, il porte en lui son enracinement, son attachement à des images d’enfance fixées dans son inconscience. Les voix de sa mère, de son père et de son premier entourage raisonnent encore dans son intérieur. L’histoire d’un roman d’enfance se dessine devant lui et s’accapare de son intellect. Au silence d’une longue nuit d’hiver, la nostalgie domine sa pensée et s’installe en maîtresse de ses sentiments. Il révise, le temps d’une soirée, sa conscience et récrimine ses choix. Qui suis-je ? Où vais-je ? Le lendemain, la vie redémarre et l’universalisme regagne son quotidien.

Lorsque la chaîne de la transmission se rompt, les images de l’enfance s’uniformisent et les troubles de l’inconscience s’estompent. L’homme universel est né.

Révolutions, réformes et liberté

Créé par le 30 déc 2007 | Dans : Contribution

L’humanité a connu des révolutions importantes qui ont bien marqué son histoire. Partout où les hommes et les femmes se sont révoltés contre les ordres établis leur mouvement a été brutal et fort pour ne pas dire violent. La réussite d’une révolution se mesure le plus souvent par ce qui s’est passé pendant une année. Il s’agit d’un changement de gouvernements ou d’institutions ou encore de classe politique. Les révolutions sont ainsi datées par une année (1789, 1911, 1917, 1952,…) et jamais par une époque. Contrairement aux révolutions, les réformes sont moins connues. Elles sont le plus souvent lentes et diffuses. A petites goûtes, les réformistes ont « révolutionné » des nations sans qu’on parle d’eux! 

La réforme se veut sereine et progressive alors que la révolution se veut bruyante et brutale. Alors faut-il faire des révolutions et des réformes? 

 

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